Sans travail à présent. Sur le flanc, ruisselant - stridence - C’est une alarme qui se déclenche - stridence - Je reste d’abord sans réaction (je fais en sorte que mes lèvres ne touchent pas le goulot). Cette marche est devenue branlante ou est-ce celle là ? Les pluies battent telle ou telle façade (il faudrait déjà savoir où commence et où finit la maison) - stridence - Il doit bien y avoir crayonné un plan d’ensemble, il le faut. Ronde à la nuit tombée. Des fuites toutes sortes de pollutions. Départ d’incendie dans la corbeille, vite maîtrisé. Dépôts de graisse sur les parois, vite essuyés. Des raccords de matière hasardeux. Le plomb souple et le cuivre rigide. Ce qui était porteur n’est plus porteur. D’une pièce à l’autre, sans transition - stridence - Le fil s’est dénudé. Des nœuds. Le sol s’est soulevé par endroits. Une croûte noircie au contact de l’air (dessous, les verts de la décomposition) (encore dessous, les blancs - la pulsation). Et plus j’avance, plus j’ai besoin d’instruments précis, d’instruments qui cernent. Lampe non éteinte transportée d’une pièce à l’autre. Toute chose se plaçant sous l’assiduité d’une lampe. Un dessin de plancher. Une tige de résistance. La pulpe des doigts. La chambre, cadenassée, ré ouverte. Une force qui se rétracte sous un meuble. La nuit qui se détache par fibres. Cerner pour apaiser. La pâte reversée de la soucoupe à la tasse. Ce que les choses donnent en retour. Mais le retour des choses n’est pas juste, pas à notre façon du moins. Tout paraît en ordre sur le plan de travail. Extinction de la lampe. Fin de l’alarme. Dans la maison déserte, cris brefs pour nous signaler l’un à l’autre.

dessin préparatoire