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Dominique Balaÿ
dbalay[at]viaa.fr

Thomas périer tperier[at]viaa.fr

Synesthésie acoustique

Synesthésie acoustique est  un bureau d’étude spécialisé dans la “mise en son” des espaces.

–> Participation à la conception et à la rédaction de notes de synthèse pour un programme de recherche initié par le PUCA du Ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement (2004). Rewriting de textes institutionnels.

synesthesie-balay

Lire le dossier PUCA “Construire avec les sons”.

http://www.urbanisme.equipement.gouv.fr/cdu/texteintegral/construireaveclessons/lyonparcauto.pdf

Extraits

INTRODUCTION
Aborder la dimension sonore d’une architecture c’est intégrer une dimension dynamique, omniprésente, non palpable et invisible. Face au son instable et insaisissable les propositions ne peuvent se limiter aux simples tentatives de réduction du bruit ou aux ajouts inconsidérés : le silence inquiète autant qu’il rassure et la musique de fond masque mal l’irrésolu. Que faut-il entendre ou écouter, quand et où ?
Les parcs de stationnement à Lyon constituent un véritable laboratoire d’architecture des espaces publics. Lyon Parc Auto vise des objectifs de confort, de ré-humanisation à travers l’in situ et la rencontre du grand public avec l’art contemporain. Art Entreprise après avoir traité la signalétique, l’architecture, la lumière, le design et l’intégration d’œuvre d’art peut désormais concentrer ses recherches dans les domaines de l’olfactif et du sonore.
Ce dernier territoire coïncide avec le sujet de l’appel d’offre “Construire avec les sons” organisé par l’atelier de recherche en sociologie du Plan Urbanisme Construction Architecture du Ministère de l’Equipement. Pour répondre à cet appel une équipe s’est constituée au service de Lyon Parc Auto avec Georges Verney-Carron dirigeant Art Entreprise, le compositeur Gilles Grand, et Didier Blanchard représentant le bureau de conception en acoustique Synesthésie. Le projet de recherche nommé “Circulation” basé sur la construction du parc Saint Georges, profite de l’existence de l’ensemble des parcs et utilise le parc République comme lieu d’expérimentation. Il s’agit après étude et analyse d’établir une suite de propositions adaptées aux constructions futures et permettant aussi l’amélioration des parkings déjà réalisés.
Il est indispensable de considérer la dimension sonore comme l’une des composantes incontournables de l’aménagement urbain et du programme architectural. C’est seulement à partir d’un travail en amont avec des équipes pluridisciplinaires qu’il sera possible d’élaborer une véritable réponse que jamais le traitement technique à posteriori ne pourra offrir.

CONCLUSION
Dès lors qu’il s’agit de cerner la dimension sonore, que ce soit à travers la musique, le cinéma ou l’urbanisme, deux points d’entrée s’imposent : se rabattre dans une détermination technique ou s’en remettre à une approche analogique et intuitive. D’un côté, la mise au point et le respect des normes (perceptives mais aussi juridiques et administratives) assimile peu ou prou l’acoustique à une affaire de spécialiste ; de l’autre, c’est une sorte de droit à la subjectivité qui se fond dans l’expérience sensible. Il s’agit bien – et c’est le but implicite de ce dossier – de faire la part entre l’un et l’autre, et tenter de dégager une démarche d’ensemble.
La technique, dans toutes ses applications, doit pouvoir être mobilisée au service d’un espace singulier ; et dans le même temps, une tension en rapport avec les contraintes particulières de cet espace doit être à même d’éprouver les intuitions de départ. Le fait de vouloir introduire dans l’acte de construction la dimension sonore implique une exigence aussi aigue que celle qui anime d’autres disciplines comme la lumière, la signalétique, le design, le paysage…
La mise en jeu d’une architecture sonore gagne sa pleine dynamique grâce à l’ensemble des éléments constituants ; de ce fait le travail de conception doit savoir manier à sa juste valeur chaque effet acoustique ou source sonore qui la compose.
L’ensemble de l’équipe par son analyse acoustique, sonore et sociologique s’est convaincu de la nécessité de réactiver l’écoute et de donner une identité sonore spécifique aux parcs LPA. Les deux volontés se rejoignent pour aller dans le même sens : pour l’essentiel, c’est le souci de l’espace public qui a inspiré et guidé notre démarche.
L’analyse et la méthodologie présentées dans ce dossier sur les parcs de stationnement peuvent en majeure partie convenir pour tous les espaces publics.
S’il fallait revenir sur les différentes recommandations, la priorité serait de missionner une équipe pluridisciplinaire qui puisse aborder de manière globale la conception de l’ambiance sonore. : depuis la gestion de l’acoustique du bâtiment, le système de sonorisation, le choix de la programmation musicale et l’analyse des enquêtes Qualité faites auprès des utilisateurs sur la dimension sonore.
En second lieu, le projet doit avoir une visée globale sur la cohérence et l’homogénéité de la qualité des réponses pour que l’acoustique du site soit en rapport avec la performance du système de sonorisation et de la programmation sonore choisie.
Enfin, le projet doit choisir une programmation qui soit la plus évolutive dans le temps et puisse s’adapter au mieux à la particularité des espaces et de la clientèle en ayant recours si besoin à des enquêtes sociologiques pour évaluer la perception psycho-acoustique des usagers.
Ces différentes recommandations correspondent selon nous à la démarche d’ensemble qu’il convient de favoriser.

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